Journées des Infirmiers

La rédaction du journal a rencontré un collectif infirmier voici le contenu de notre échange:

« Monsieur, Madame

Comme vous n’êtes pas sans  le savoir, le corps médical, entre autres les infirmiers, va très mal.

Un collectif d’infirmiers libéraux en colère (bientôt 10 000 sur toute la France) né sur les réseaux et asyndical et il souhaite exposer au grand public les problèmes que les infirmiers libéraux rencontrent et qui impacteront les prises en charges à domicile. le collectif est national il a des représentant dans toute la France.

Né de la colère des infirmiers libéraux en décembre 2022 près de la côte bleue dans les Bouches-du-Rhône, notre collectif asyndical tend à faire remonter les difficultés de la profession au plus haut, afin d’être enfin entendus.

C’est sur WhatsApp que notre mouvement a rapidement pris de l’ampleur (plus de 5000 membres en 15 jours), nous obligeant à créer très vite de nouveaux supports (Facebook, discord : vous trouverez les liens en bas des pages).

Notre mouvement s’étend désormais sur la quasi-intégralité du territoire de France Métropolitaine et d’Outre-Mer et de multiples relais départementaux voient le jour pour proposer des actions locales.

A l’heure du maintien à domicile des patients ils fond face à des malades de plus en plus lourds à prendre en charge. les infirmiers souhaitent pouvoir exercer sereinement correcetement et etre paye en consequence?

Saviez vous qu’un infirmier libéral est payé le 1er soins a taux plein, le 2 ème soin l’infirmier ne peut toucher que 50% et tout le reste c’est gratuit… on pourrait dire qu’ils sont en solde toute l’année !!

Ils désirent continuer à faire leur travail dans l’intérêt des malades mais certaines choses doivent être revues, en outre la pénibilité, le temps passé….

Une pétition est ouverte voici le lien pour la signer !

Ils souhaitent interpeler tous le monde avec une lettre grand public :

« Lettre ouverte des Infirmier(e)s libéraux
Vous nous avez applaudis tous les soirs à 20h pendant le confinement pour notre dévouement face à une
des plus grosses crises sanitaires. Voyez un peu maintenant la réalité du terrain…
Nous, infirmières, infirmiers libéraux nous relayons 365 jours par an pour assurer le maintien, le retour à
domicile de vos aînés, de vos enfants, de vos proches mais aussi l’accompagnement jusqu’au dernier
souffle pour d’autres.
Nous sommes parfois l’une des seules personnes que les patients voient au cours de leur journée. Nous
représentons le lien avec le médecin, la famille (si il y en a !), l’assistante sociale, la mairie (pour les
portages des repas), les pharmacies, les laboratoires…
La prise en charge que nous faisons dépasse souvent le cadre de travail qui nous est imposé par la
nomenclature parce que nous sommes humains !
Quel infirmier n’est pas allé chercher un traitement à la pharmacie parce que cette dernière ne peut pas
livrer ? Quel infirmier n’a pas passé un appel pour commander une ambulance ou pris un rendez-vous chez
un spécialiste ou un examen pour son patient ?
Notre rôle ne se limite pas seulement à soigner, mais à informer, rassurer les familles ou encore
coordonner les soins.
Les processus sont de plus en plus complexes et chronophages. Depuis des années les gouvernements
successifs ne cessent de modifier, et amputer nos rémunérations.
Les indemnités kilométriques sont passées de 2,30€ en 2009 (avenant 1) à 2,50€ en 2012 (avenant 3) et
n’ont depuis plus été réévaluées.
Que dire de l’aide gouvernementale de 0,04€ qui a eu lieu durant les six derniers mois ? Le coût du
déplacement des kinésithérapeutes s’élève à 4€. Le coût du déplacement des médecins en fonction de
l’horaire d’intervention varie entre 10€ et 43,5€. Comment expliquez-vous cette différence par rapport à
nous, infirmiers ?
En comparaison, selon l’Insee sur l’année 2009, le prix moyen du gazole était de 1,01€ contre 1,86€ en
2022. Le prix de l’essence augmente de 85% quand le tarif de nos déplacements augmente de 8,7% sur la
même période.
Les Forfaits BSI sont des fourre-tout (toilette, préparation et administration des traitements, prise de
constantes, pansements simples). Nous demandons la revalorisation des BSI. Sachez que le tarif du BSA
(prise en charge légère) s’élève à 15,5€ brut soit 7,75€ net. Pour un patient grabataire, avec un alitement
strict nous faisons une prise en charge en 2 passages pour 33,7€ brut soit 16,85€ net pour la journée !
La dégressivité du tarif des soins est un fonctionnement inacceptable ! Nous demandons le paiement de
tous les soins effectués à taux plein. Par conséquent, fini le premier acte payé, le second à 50% et gratuit
à partir du troisième ! Est-ce que votre plombier ou votre électricien applique cette décote ?
La prise en charge de patients avec soins post opératoires ambulatoires est périlleuse avec des patients
qui sortent sans prescription (l’infirmière doit se démener avec le médecin de ville ou l’hôpital pour obtenir
des ordonnances). Fréquemment, les patients ont simplement une prescription d’ablation de point à 15
jours sans pansement entre temps. Nous nous rendons compte de problèmes de cicatrisation ou
d’infection tardivement. Quel est le but des prescripteurs (ou des instances qui le leur imposent): une
économie sur la santé et la prise en charge du patient?
Le soins infirmiers doivent rester aux infirmiers ! D’autres corps médicaux ou paramédicaux font des
pansements à notre place de manière programmée (médecin généraliste), des injections de vaccins, tests
antigéniques (pharmaciens).
Aussi, les indus ne doivent pas être calculés sur des suppositions mais sur des faits réels. Lorsqu’un
patient est hospitalisé suite à notre passage de manière programmé ou non, la CPAM nous réclame le coût
du passage du matin alors que nous avons fait les soins ou bien que nous y avons passé plus de temps à
cause d’une urgence.
La pénibilité du travail est réelle ! Nous manipulons des patients plus ou moins lourds, plus ou moins
grabataires mais ce n’est pas reconnu en tant que tel. Malgré les aides qui sont à notre disposition, nous
forçons. De nombreuses infirmières souffrent de pathologies du rachis, des articulations, des membres
supérieurs ou inférieurs. Nous travaillons tôt le matin et/ou finissons tard le soir. L’âge de la retraite est
de 67 ans selon la CARPIMKO, notre caisse de retraite). L’espérance de vie d’une infirmière est diminuée
de 7 ans par rapport aux autres personnes dans notre pays Pensez-vous vraiment que nous continuerons
jusqu’à cet âge-là à manipuler des patients ?
La nomenclature est obsolète. Le glissement vers l’ambulatoire amène les infirmiers à prodiguer des soins
qui ne sont pas répertoriés dans la NGAP et ne sont donc pas rémunérés à leur juste valeur.
Notre caisse de retraite, la CARPIMKO, nous demande des sommes élevées chaque année. Mais comment
ces cotisations sont-elles reparties ? et pourquoi nos revenus sont-ils plafonnés à la retraite ?
Nous aimons notre métier, mais aujourd’hui, nous faisons face à un épuisement psychologique et
physique. Nous ne faisons pas de bruit. Nous ne pouvons pas fermer notre cabinet une journée ou une
semaine comme les médecins ou les laboratoires. Nous assurons une continuité des soins pour nos
patients, leur bien-être, leur survie.
Nous souhaitons être entendus et que des solutions concrètes soient mises en place face aux multiples
incohérences du système.
Idel_en_colère »

Ce collectif souhaitent aussi que tous les IDEL se mobilisent et se sentent concernés, voici leurs paroles :

« 

Chers collègues IDEL
• Croire qu’un AMI à 3,15€ soit prétentieux alors que s’il avait suivi
l’inflation il tournerait autour de 4€.
• Offensante, la non-revalorisation de nos IFD ! La situation actuelle nous
conduit à réclamer une IFD à 5€ et le doublement des IK (la hausse du
carburant n’arrange rien…)
Ainsi qu’une autorisation de stationnement pour la profession et le retrait
du plafonnement km car chaque km effectué mérite d’être payé.
• La forfaitisation du BSI est un outil inadapté qui ne reflète pas la réalité
de notre quotidien et pénalise les soignants et les soignés.
• Edification de nouveaux soins de notre NGAP qui reste d’une ambiguïté
qui laisse sans voix nos CPAM. Beaucoup de soins sont effectués en
silence. Il nous semble essentiel de réévaluer celle-ci tous les 5 ans et
qu’elle soit éclairée.
• Révocation de la loi du PLFSS et de l’extrapolation des indus afin
d’éviter d’être considéré comme des fraudeurs.
• Epuisés par une CARPIMKO qui nous réclame un départ à la retraite à
67 ans pour être à taux plein alors que celle-ci est excédentaire. Il nous
semble légitime de réclamer un départ à la retraite à 60 ans au vue de la
pénibilité de notre métier.
Saignés, Infirmiers libéraux asphyxiés
Rassemblés sous l’égide d’une association asyndicale et apolitique pour soigner
nos patients avec respect, dignité et humanité.
#infirmiersliberauxencolère
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